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Mercredi 23 avril 2008
Hommage à l'Ile de La Réunion

Blues de La Réunion


Tu n'es pas ma ville,
Et je ne suis pas ta fille
Tu n'es pas ma terre, et pourtant...

Rate des villes je suis
Toi, monts et mer fleuris

Un air d'écume de Maloya
Le seul blues que j'aie jamais aimé
Quel oiseau m'a menée à toi un été devenu hiver
En l'espace de quelques heures

Un air d'écume de Maloya
Je pleure les heures et les milles

La tonne d'eau de tes vagues blanches
Pesantes comme un sein généreux
Menace mes nuits, mes rimes et mon sourire
Mon souvenir empli d'une larme

Ile lumière j'ai aimé
Tes fleurs et un de tes fils

Le feu froid de ta terre noire
Solide comme un monde
Nourrit mes pas, mes voeux, et mes envies
Le vide de ma ville grise

Ile chanson j'ai aimé
Tes fruits et une de tes mères

Un air d'ecume de Maloya
Seul blues que j'aie jamais aimé
Quel cyclone a manqué sa promesse
En laissant l'oiseau-fer m'emmener aussi loin

Ce soir je pleure ce que je t'ai laissé
Mon amour, de l'amour

Un bijou de quartz rose
Est resté dans le sable noir
par En Corps et en Mots publié dans : Lettre à communauté : Ca et là
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Samedi 23 février 2008
Toutes mes excuses aux bloggeurs et bloggeuses qui  ont rejoint la communauté Ca et La récemment, j'ai mis un temps fou à valider...mais me revoila :-) !
par En Corps et en Mots communauté : Ca et là
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Vendredi 11 janvier 2008
Cet après-midi même.

Dans la belle et triste Paris incolore.
Je marchais entre Beaubourg et la fontaine Nikki de St Phalle, inanimée.

Un jongleur aux mille couleurs.
La ville s'éclaire, c'est son sourire.
La ville rigole et chatouille la carafe pleine sur la tête aimantée du jongleur.

La carafe danse.
Les couleurs volent.
Les deux flics s'approchent.

J'ai fait demi-tour, me suis assise a proximité.
J'ai regardé toute la scène.

Pas de violence.
Je n'entendais pas les mots, mais je les voyais.
Ils étaient calmes et injustes.

On écrit sur un calepin, demande une signature.
Un civil avec un talkie à la main s'en mêle dans une apparition brève.
Un duo en uniforme vient compléter.

C'est alors que l'Homme aux mille couleurs
A rangé une balle jaune
Lentement une rouge.

Lentement mes larmes coulent
Et les couleurs disparaissent.

Ils partent
Je les suis
Un temps

Devons nous vraiment vivre dans cette folie ?

par En Corps et en Mots publié dans : Once upon a time communauté : Ecrire
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